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Pour relancer son économie émergente, l’Afrique doit se débarrasser des régimes corrompus et violents

30 Mar Pour relancer son économie émergente, l’Afrique doit se débarrasser des régimes corrompus et violents

« Pour relancer son économie émergente, l’Afrique doit se débarrasser des régimes corrompus et violents »

La Dépêche d’Abidjan

Difficile de prendre des notes lorsqu’on interviewe Jean Marc Henry. Le CEO et patron du groupe Oil Bond Capital, une multinationale. Au delà de l’amour qu’il voue à l’Afrique, il œuvre pour le développement de ce continent.

Sans doute habitué à ce qu’on le lui fasse remarquer souvent qu’il est Français, l’homme se dit Africain parce qu’il a passé toute sa vie, son expérience sur ce continent:« Pardon, je suis plus Africain que Français »,reconnaît-il.
À quarante six ans, Jean Marc Henry a tout de l’homme pressé pour voir une Afrique développée.

Bonjour, pouvez vous vous présenter à nos lecteurs ?

Je suis Jean Marc Henry Français de 46 ans. Ceci dit, je me présente toujours comme un citoyen du peuple.

Dites-nous ce que vous faites…

Je défend l’Afrique pour un réel développement dans le but d’éveiller les consciences contre les opportunistes qui parlent de l’Afrique sans jamais réellement l’avoir connu.
Je la défend contre les politiciens qui profitent des faiblesses de l’Afrique. Et je dénonce à cette occasion la médiocrité et l’hypocrisie des gouvernements qui utilisent l’Afrique comme bon leur semble.

Je met en avant garde les entrepreneurs à la solde de tyran qui dilapident les ressources de leur pays pour leur propre compte sans se soucier de la misère et la pauvreté d’un peuple en souffrance, en proie d’une exploitation de la race humaine au détriment de l’humanité.

Que pensez-vous de la situation financière actuelle dans le monde en général et en Afrique en particulier Pouvez-vous nous donner quelques directives pour faire face aux crises ?

Il est sûr que depuis la crise des surprimes du début de ce siècle, les économies occidentales ont dû s’occuper des besoins de redressement du système capitaliste mondiale plutôt que de l’aide traditionnelle au développement à laquelle les Pays Africains semblaient dépendre, un peu trop à mon goût.

Heureusement, à quelque chose malheur est bon , il y a eu parallèlement la montée de nouvelles puissances économiques ( les BRICS). Notamment la Chine ,la Turquie ,la Russie par exemple qui semblent rétablir un certain équilibre .

De plus pendant la même période les économies africaines étaient prospères avec de très forts taux de croissance, avec la diversification des partenaires commerciaux. L’Afrique s’est détachée quelque peu de la dépendance de ses partenaires traditionnels.
Mais qu’est ce que l’Afrique a fait de cette croissance ?
Aujourd’hui il a suffit que le coûts de pétrole baisse pour qu’on découvre des Pays complément endettés…
C’est là où des gens comme moi peuvent intervenir. Il faut élargir le champ de partenariat de l’Afrique avec des Pays et des groupes qui ont une autre philosophie que celle de la dépendance et de l’assistanat…. On dit qu’il vaut mieux apprendre à pêcher le poisson, plutôt que de lui donner du poisson dans des boîtes de conserve.
Cette image illustre bien la situation de l’Afrique vis à vis de ses partenaires classiques …. Ils donnent à l’Afrique ce qui permet à leurs propres entreprises de se développer au lieu de permettre à l’Afrique de développer des entreprises locales. Voyez vous ?

L’Afrique à une population jeune, une main d’œuvre peu coûteuse, une forte demande de consommation… En somme tout ce qu’il faut pour relancer une économie émergente…
Le problème réside à trois niveaux . Il y a les choix des investissements, la formation qualifiante et le système politique….
Les investissements de prestige qui n’ont pas des retombées économiques doivent céder la place aux d’investissements structurants sur lesquelles reposent les stratégies de développement.

Là dessus nous avons un grand réseaux de partenariats à proposer à l’Afrique. Un partenariat qui repose sur le financement de projet et un transfert de technologie avec un bon support de formation qualifiante.
Mais faut il encore que Les africains comprennent que leurs économies ne prospèreront pas facilement si les régimes sont trop corrompus et violents, si les africains préfèrent fuir leur Pays pour avoir la liberté d’entreprendre , si les cadres vont en exile pour des motifs politiques.

Tout cela appauvrit l’Afrique car contrairement à ce que l’on croit , la principale ressource de ce continent c’est là jeunesse de sa population et le potentiel de ses cadres. Mais tous s’enfuient à l’étranger, s’il n’y a pas de moyen d’emploi pour les retenir sur place l’émergence ne sera pas pour bientôt.

À vous écouter vous êtes un adepte du développement en Afrique.
D’où vous vient, vous un Français, cet amour particulier voué à l’Afrique ?

Cet amour de l’Afrique vient de mon beau père qui depuis trois générations a cet amour pour ce continent . Je peux dire que c’est un héritage familial

Vous êtes un homme d’affaire Français. Alors, depuis quand l’êtes-vous ?

Je suis dans les affaires depuis 1997 entre le Moyen-Orient, le proche orient et Afrique

En tant qu’homme d’affaire, que proposez vous concrètement pour le développement en Afrique
?

Je pense que l’Afrique doit sortir de là logique de simple producteur de matières premières pour arriver à produire des produits semi fini afin de mieux se placer dans la nouvelle configuration des marchés.
Je suis conscient que l’Afrique n’a pas encore les moyens de technologie de pointe pour concurrencer les marchés de produits finis.
C’est pourquoi mon groupe exploite un créneau de partenariats dans le domaine de ce type de réalisation.

Le principe de B.O.T. sur lequel repose le partenariat que nous proposons a l’avantage de faire des réalisations tout en fournissant un système de gestion qui ,à terme permet aux africains d’ occuper la totalité des postes afférents aux réalisations désignées. Cela coûte moins cher, est efficace et plus sécurisant pour l’avenir.
Nous avons une ensemble de domaine où des entreprises peuvent s’installer et produire en Afrique pour des marchés internationaux .

Encore faut-il que les législations africaines protègent l’investissement et garantissent contre la corruption et le trafic d’influence.
Vous voyez qu’on revient à des questions de gouvernance politiques…
Il faut encourager l’émergence d’une classe d’ africains qui ne soient pas trop dépendants de l’état. Pour y arriver on peut promouvoir le partenariat avec les investissement étrangers.

Mais pour y arriver il faut de la volonté politique.
Le mal de l’Afrique, c’est aussi la trop forte connexion du monde des affaires avec le monde politique….

Qu’apporteriez-vous personnellement pour que l’Afrique amorce un développement tel que vous le dites ?

Du concret, de la réactivité. Fini les belles paroles, les grands discours car aujourd’hui l’Afrique n’a plus besoin de sommet internationaux qui n’apportent rien. l’Afrique à besoin d’un travail pragmatique pour une réelle évolution

8- Vous êtes le CEO d’un grand groupe qui investit en Afrique. Et dans ce sens vous collaborez avec beaucoup de gouvernements en Afrique. De toutes ces expériences et expéditions pensez vous que le développement que vous appelez de tous vos vœux en Afrique est une chose possible ?

Tout sera possible quand l’Afrique va croire en l’Afrique et va prendre son destin en main. Ce que je pense, c’est que les dirigeants Africains doivent œuvrer pour le développement de l’Afrique

Monsieur JMH, quels sont vos projets pour l’Afrique ?

Nous œuvrons sur les grands projets d’infrastructures dans divers pays comme le Nigeria, le Cameroun, Djibouti et la liste et longue. Nous avons des projets sur les ports, aéroports internationaux, les hôpitaux, chemins de fer, énergie et agriculture en Afrique.

Nous travaillons chaque jour pour faire de l’Afrique un continent développé qui n’a rien à envier aux autres continents.
10- Je vous remercie pour cette échange, un dernier mot?

Je vous remercie pour le travail que vous faites. Pour terminer je dirai à chaque Africains de croire en lui et de croire en la terre mère Afrique et surtout à beaucoup à donner à ses enfants et au monde entier.
Monsieur Jean Marc Henry, je vous remercie

Jean Chrésus

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