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EntretienJean Marc Henry (DG du groupe Oil Bond Capital)

EntretienJean Marc Henry (DG du groupe Oil Bond Capital)

Abidjan 19-10-2016 .

Le CEO et patron du groupe Oil Bond Capital, une multinationale.

Jean Marc Henry,  au delà de l’amour qu’il voue à l’Afrique, œuvre pour  le développement de ce continent.

Sans doute habitué à ce qu’on le lui fasse remarquer souvent qu’il est Français, l’homme se dit africain parce qu’il a passé toute sa vie,  son expérience sur ce continent.

« Pardon, je suis plus africain que Français », indique-t-il.

Entretien/Jean Marc Henry (DG du groupe Oil Bond Capital) : « Pour relancer son économie émergente, l’Afrique doit se débarrasser des régimes corrompus et violents. »#Développement

À quarante six ans, Jean Marc Henry a tout de l’homme pressé, pour voir une Afrique développée.

Entretien.

Quelles sont les actions de jean Marc Henry en faveur de l’Afrique ?

Je  défends l’Afrique pour un réel développement. Cela,  dans le but d’éveiller les consciences contre les opportunistes qui parlent de l’Afrique sans  réellement la  connaître.

Je la défends contre les politiciens qui profitent  de ses faiblesses.

Je dénonce à cet effet,la médiocrité et l’hypocrisie des gouvernements qui utilisent l’Afrique comme bon leur semble.

Je mets en avant-garde ,  les entrepreneurs à la solde des tyrans qui dilapident les ressources de leur pays sans se soucier de la misère et  de la pauvreté de leur  peuple en proie  d’une exploitation de la race humaine  au détriment de l’humanité.

Quelle analyse faites-vous de la situation financière dans le monde en général et en Afrique en particulier ? Énumérez quelques  directives pour faire face aux crises.

C’est sûr que depuis la crise des surprimes du début de ce siècle, les économies occidentales ont  dû s’occuper des besoins de redressement du système capitaliste mondial plutôt que de l’aide traditionnelle au développement à laquelle les Pays Africains semblaient dépendre, un peu trop à mon goût.

j2Heureusement, à quelque chose malheur est bon, il y a eu parallèlement la montée de nouvelles puissances économiques (les BRICS).

Notamment  la Chine, la Turquie, la Russie par exemple qui semblent rétablir un certain équilibre.

De plus pendant la même période les économies africaines étaient prospères avec de très forts taux de croissance, avec la diversification des partenaires commerciaux. L’Afrique s’est détachée quelque peu de la dépendance de ses partenaires traditionnels.

Qu’a donc fait  l’Afrique, de cette croissance ?

Aujourd’hui, il a suffit que le coût  du pétrole baisse pour qu’on découvre des Pays complément endettés.

C’est là que nous pouvons intervenir. Il faut élargir le champ de partenariat de l’Afrique avec des pays et des groupes qui ont une autre philosophie que celle de la dépendance et de l’assistanat….

On dit qu’il vaut mieux apprendre à pêcher le poisson, plutôt que de donner du poisson dans des boîtes de conserve.

Cette image illustre bien la situation de l’Afrique vis- à -vis de ses partenaires classiques .

Ils donnent à l’Afrique ce qui permet à leurs propres entreprises de se développer au lieu de permettre à l’Afrique de développer des entreprises locales.

l’Afrique a une population jeune, une main- d’œuvre peu coûteuse, et une importante demande de consommation. En somme, tout ce qu’il faut pour relancer une économie émergente.

Le problème se situe à trois niveaux. Notamment le choix des investissements,  la formation qualifiante et le système politique.

Les investissements de prestige qui n’ont pas de retombées économiques doivent faire la place aux investissements structurants sur lesquels reposent les stratégies de développement.

Là-dessus, nous avons un grand réseau de partenariats à proposer à l’Afrique.

Un partenariat qui repose sur le financement de projets et un transfert de technologie avec un bon support de formation qualifiante.

Encore faut- il que les africains comprennent que leurs économies ne prospéreront pas facilement, si les régimes sont trop corrompus et violents, si les africains préfèrent fuir leur Pays pour avoir la liberté d’entreprendre, si les cadres vont en exil pour des raisons politiques.

Tout cela appauvrit l’Afrique.  Car, contrairement à ce que l’on croit, la principale ressource de ce continent, c’est la jeunesse de sa population et le potentiel de ses cadres.

Malheureusement, ils vont tous à l’étranger. S’il n’y a pas d’emplois pour les retenir  dans leur pays.

A cette allure, l’émergence ne sera pas pour bientôt.

Vous semblez être un adepte du développement du continent africain. D’où vient cet amour pour l’Afrique ?

Mon  amour pour  l’Afrique vient  de mon beau- père qui, depuis trois générations a manifesté son amour  pour ce continent. C’est un héritage familial.

Depuis combien d’années faites-vous du business ?

Je suis dans les affaires depuis 1997 entre le Moyen-Orient,  le proche Orient et L’Afrique.

En tant qu’homme d’affaires, que proposez-vous concrètement pour le développement de l’Afrique ?

Je pense que l’Afrique doit sortir de son statut  de simple producteur de matières premières pour  le marché des produits semi- finis, afin de se positionner  dans la nouvelle configuration des marchés.

Je suis conscient que l’Afrique ne possède pas encore les moyens de technologie de pointe pour concurrencer ce type de  marchés .C’est pourquoi mon groupe exploite un créneau de partenariats dans ce domaine.

Le principe de B.O.T. sur lequel repose le partenariat que nous proposons, a l’avantage de faire des réalisations tout en fournissant un système de gestion qui ,à terme , permettra aux africains d’ occuper la totalité des postes afférents aux réalisations indiquées.

Cela est  non seulement à moindre coût  mais également efficace et  plus sécurisant pour l’avenir.

Nous avons un ensemble de domaine où des entreprises peuvent s’installer et produire en Afrique pour des marchés internationaux. Encore faut-il que les législations africaines protègent l’investissement et  donnent  des garanties contre la corruption et le trafic d’influence.

Il faut  en outre encourager l’émergence d’une classe d’africains qui ne soient pas trop dépendants de l’Etat.

Pour y arriver, l’on peut par exemple, promouvoir le partenariat avec les investissements étrangers.

La volonté politique est à cet effet, importante. Le mal de l’Afrique, c’est aussi la trop forte connexion du monde des affaires avec le monde politique.

Qu’apporteriez-vous personnellement pour que l’Afrique amorce un développement tel que vous le mentionnez plus haut ?

Du concret,  de la réactivité.  Finies  les belles paroles,  les grands discours ; car,  l’Afrique n’a plus besoin de sommets internationaux  qui  ne  lui apportent rien. Elle  a besoin  d’un travail pragmatique pour une réelle évolution.

Vous êtes le CEO d’un grand groupe  qui investit en Afrique. De fait, vous collaborez avec beaucoup de gouvernements en Afrique.

De toutes ces expériences et expéditions pensez- vous que le développement que vous souhaitez tant pour  Afrique est possible ?

Tout sera possible quand l’Afrique croira en elle-même et qu’elle prendra son destin en main. Les  dirigeants africains doivent œuvrer pour le développement de leur continent.

Quels sont vos projets pour l’Afrique ?

Nous  travaillons  sur les grands projets d’infrastructures dans divers pays tels  le Nigeria, le Cameroun,  le Djibouti  etc.

Nous avons des projets sur les ports,  les aéroports internationaux,  les hôpitaux,  les  chemins de fer, l’énergie et l’agriculture en Afrique.

Nous travaillons chaque jour pour faire  d’elle  un continent développé qui n’a rien à envier aux autres continents.

Votre  mot de fin

Je vous remercie pour le travail que vous faites.  J’invite  chaque africain à croire en lui et à croire en la terre mère Afrique et surtout à beaucoup donner à ses enfants et au monde entier.

Réalisé par Jean Chrésus

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